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    Un jeu d'influences Le problème économique

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    René Bommelaere
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    Un jeu d'influences Le problème économique

    Message  René Bommelaere le Lun 24 Mai - 12:02

    Le problème économique

    Posons notre attention sur les intentions -- non dites -- qui sont en jeux.
    Plaçons un peu d'historique à l'échelle de l'être.

    Dans les années 1950, les transactions s'effectuaient pour la plus grande partie à l'aide d'espèces. Les salaires, les achats mêmes conséquents (je précise l'équivalence de dizaines de milliers d'euros) se réalisaient simplement -- de la main à la main -- (sauf par évidence dans les échanges et commerces internationaux et encore les mouvements d’or sont à considérer comme mouvements d'espèces tant que celles-ci n'en sont qu'une contrepartie)
    Donc les mouvements bancaires et chèques, les traites, au niveau commercial et particulier étaient extrêmement réduits (les chèques sur le plan commercial pouvaient même être échangés comme de la monnaie, ils pouvaient être endossés en chèques non barrés)
    Les masses monétaires qui transitaient par les banques étaient ainsi très réduites par rapport aux années actuelles.
    À cette époque si vous aviez un compte courant bancaire créditeur il vous était alloué des intérêts sans plus de formalités...
    Les établissements financiers avaient pour vocation de placer les masses en mouvements, ainsi d'effectuer des prêts, se positionner dans l'immobilier, (en bon père de famille) c'est-à-dire sur du solide en s'assurant au maximum d'une rentabilité concrète.
    Ils avaient à employer ces masses bien en deçà de ce qu’elles représentaient dans une fourchette de sécurisation.
    Ils étaient plus ou moins conscients -- et cela a son importance -- que cet argent ne leur appartenait pas et même s'ils étaient tentés, ils se posaient des limites et évitaient de trop les franchir.
    Puis dans les années (60 -- 70) « les établissements financiers » arrivent à faire voter des lois, (Il est dit : « pour éviter les malversations financières -- pour mieux contrôler la fiscalité et proposer plus de transparence dans les transactions... ») et ce qui est non-dit : Afin que progressivement les transactions en espèces s'amenuisent et s'octroyer ainsi le pouvoir de gérer une masse circulante de plus en plus importante ! Les caisses mutuelles, d'assurances diverses, fonds sociaux, fonds de retraite fleurissent comme autant de potentiels que « les financiers» peuvent utiliser « doivent utiliser », de plus en plus intensément les masses (rentrent en bourse)
    Certes tout a un intérêt, mais tout outil peut aussi être utilisé d'une façon outrancière.
    Les pétrodollars rentrent en jeux également, progressivement la dérive se propose, le jeu s'établit sur des valeurs de plus en plus subjectives, les valeurs -- concrètes -- ne peuvent plus suffire à garantir « le délire ».
    Ainsi au lieu de s'établir sur le bon sens, la dette mondiale s'instaure de plus en plus dans les pays les plus fragiles, le tiers-monde comme il était nommé à l'époque et la gangrène s'étend par suite sur l'ensemble monétaire international.

    Nous voici donc dans la formulation d'un jeu de poker (mais dont les règles sont largement biaisées) en effet en tant que particulier si vous misez votre argent et si par suite vous perdez c'est le vôtre... Vous avez la pleine responsabilité de votre choix et de ses conséquences.
    Pour les jeux financiers la règle du jeu se propose différente, s'ils gagnent en jouant « notre argent » -- les masses dites circulantes -- les gains éventuels sont pour eux, ils se doivent de les partager entre eux, et s'ils perdent, là, c'est plus simple c'est notre ou votre argent qui est perdu et c'est à nous, à vous, d'en assumer les conséquences.
    Entre autres, nous en sommes à créer même des impôts pour renflouer les erreurs d'une banque plus ou moins étatisée, quelque temps après celle-ci se présente avec un manque de pudeur évident comme une des meilleures qui soit, à laquelle nous pouvons faire pleinement confiance... Et le plus fort c'est que nous encaissons là -- les propos soutenus -- sans sourciller.
    Ne supposons pas néanmoins que «les autres établissements » soient différents.
    Ce thème « fait tâche d'huile » (bien au-delà des méfaits catastrophiques des marées noires d'actualité) cette notion d'irresponsabilité s'étend à tous les niveaux du groupe humain.
    Ainsi il serait erroné d'attendre -- que le groupe -- ou ses représentants puissent résoudre le problème. Il est possible d’Etre de plus en plus responsable, de trouver ses solutions et de les appliquer dans sa vie.
    Le groupe, la culture sont le résultat de ce qu'en fait l'individu et même : S'il fait partie de ce groupe, s'il y est tombé et reste au sein du groupe, l'être qui se responsabilise de ce qu'il a à vivre trouve ses réponses.
    Que peut devenir -- l'addition -- d'êtres qui s'animent, quel en est l'impact dans l'interrelation, l'interaction, peut-on supposer que c'est en chemin... ?


    _________________
    C'est avec un certain plaisir que je me propose de répondre à toute question qui serait susceptible de vous aider à mieux comprendre mes propos -- aussi n'hésitez pas --
    René Bommelaere

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