Démarche Analytique

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    De quel désir s'agit-il ?

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    René Bommelaere
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    De quel désir s'agit-il ?

    Message  René Bommelaere le Sam 18 Déc - 10:25

    La trame


    Elle peut se proposer dans une corrélation des registres du langage : R.S.I., et une complémentarité d'apports de tous les auteurs sur lesquels j'ai pu poser mon attention et en fonction de ma démarche personnelle et clinique, il y a entre eux , à découvrir, beaucoup plus d'accords que de désaccords. Il y a surtout des perceptions, des représentations différentes, les vocabulaires différents et spécifiques qui parlent et précisent pour chacun, de leur forme de structure, ce qui implique leur pathologie, ce qu'ils en ont compris et fait pour s'adapter à ce qu'ils avaient à vivre.

    J'ai avec plaisir, ces dernières années, pris contact avec les écrits de Lacan, qui ne sont pas faits pour être compris comme il se plaît à le dire lui-même -- mais qui sont riches d'enseignements. -- Dandy, joueur, maître en jeux d'influence et de suggestion (je récupère les projections, sauf dandy) voilà comment je le pressentais. En fait, c'était probablement nécessaire pour lui dans le contexte où il trônait. Je perçois une force de travail intense et ce qui en découle souvent, selon les références jungiennes, un jaillissement intuitionnel. À travers ce qu'il expose j'ai entendu, attrapé, cueilli (-- je ne pouvais faire autrement -- car comme dit Pascal : « tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé ») ce qui pourrait être comme le chef d'orchestre de toutes les simagrées pathologiques de l'espèce humaine, (la volonté de toute-puissance -- de toute jouissance sur l'autre et même sur L'Autre).

    Disons le plus simplement, la trame de la bêtise humaine en moi est probablement la même qui présidait aux exactions morbides, mortelles, qu'utilise et a toujours utilisé l'espèce humaine. Face à cela il me restait à modifier par un travail patient et constant mes états d’être à l’aide des processus de suggestibilité.
    J'ai posé mon attention entre autres : sur Freud, Jung, Lacan, Adler, Rank, klein, Dolto, Mircea, Baudouin, de Becker, Vincent, This, Monpezat, Delumeau, Payot S., Lavelle...
    Le but pour moi est d'entendre combien cette recherche de compréhension et d'action me permet d'agir, sur ce cadeau de vie, ma vie, ce que j'ai à en faire. Faire émerger tout ce qui va dans le sens positif d'un équilibre en adéquation avec ce que je suis.... À découvrir dans mes façons d'être.

    La vie vaut la peine d'être vécue pour le plaisir que j'ai à prendre, à me donner, plaisirs qui sont bien différents des illusions que je m'étais proposées d'entendre, d'accepter et de m'y conformer.

    Freud et Lacan posent leur attention sur ce qui implique la pulsion, son devenir, qu'en est-il du plaisir, de la jouissance, de l'inconscient marqué par le langage, structuré comme le langage. Quant à Mélanie Klein elle nous rappelle à l'enfant en nous et aux processus inconscients construits dans notre enfance, qui nous interpellent dans notre présent, notamment le clivage des bons et mauvais objets et des antagonistes amour-haine ; l'approche de la relation mère-enfant de Dolto précise les enjeux qui y sont présents.
    Jung ( précise que les travaux de Freud l'ont profondément marqués et qu’il les implique dans son approche) il pose son attention sur les archétypes, dont nous pouvons percevoir les manifestations dans les thèmes récurrents qui animent l'espèce humaine. Il définit néanmoins comme les autres auteurs que l'inconscient comme le réel ne nous est pas accessible, seuls peuvent s'étudier les processus inconscients qui se manifestent, il approfondit l'étude de la symbolique, affine l'utilisation du quaternio où nous retrouvons tous les auteurs, entre autres :
    -- Pour Freud (les phases, orale, anale, génitale, l’œdipe).
    -- Pour Lacan les quatre discours : (celui du maître, de l'hystérique, du $ , de l'universitaire) mais aussi les mathèmes : (S1, $ , -a-, S2) ;
    -- Jung nous propose les fonctions de perceptions (sensation, intuition, sentiment/relationnel, pensée), pour celui-ci la notion de conscience est largement proposée dans son œuvre, il présente son approche dans une notion d'effort constant et dans l'accueil des processus intuitifs, c'est-à-dire dans des formulations de rationalité d'une part pragmatique, les sensations et d'autre part de réflexions, d'appropriation par la pensée paradigmatique, il parle d'expérimentations guidées par « ni croire, ni ne pas croire » ;
    -- Charles Beaudouin met en place ses travaux sur les complexes, sur la suggestibilité, les influences, les suggestions, il précise la notion d’inconscient de vie – positif -- De Becker précise et entérine, Otto Rank apporte un complément sur la mythologie du héros.
    -- Adler pose son attention sur l'ensemble des sentiments qui nous animent (sentiment d'insécurité, d'infériorité, d'impuis-sance, d'incomplétude, d'impureté, d'injustice, de culpabilité, d'abandon, d'introjection, de possession, d'exclusion et d'exclusivité) nous y percevons alors les compensations dynamiques et surtout les surcompensations qui par leurs intensités, leurs répétitions, leurs anachronismes nous installent dans la pathologie, les autres auteurs m'apportent des précisions en complément de ces grands axes.
    Le but pour moi est d'entendre combien cette recherche de compréhension et d'action me permettent d'agir, sur ce cadeau de vie, ma vie, ce que j'ai à en faire. Faire émerger tout ce qui va dans le sens positif d'un équilibre en adéquation avec ce que je suis.... À découvrir dans mes façons d'être..

    Je pose donc mon attention sur « le mystère dit féminin » et l'investissement que j'entends sur la symbolique de la Grande-Mère, (travaux sur les thèmes archétypiques de Jung) et dans ce contexte je le perçois, le pressens, l'entends pratiquement vécue comme une sacralisation, il en est de même d'ailleurs avec le mot père et l'investissement qu'il suppose. En fait je vais me donner les moyens de désacraliser les imagos produits par mon imaginaire inconscient. Démystifier tout ce qui fait les liens basés sur la subjectivité et l'imaginaire collectif. Je perçois dans l'implication des mystères : l'intuition -- le savoir -- les secrets, ( le féminin pour Lacan ) qu’y a-t-il derrière tout cela ?

    J'entends que cela implique avec beaucoup d'inconscience tous les jeux de communication, et les jeux d'influence de suggestion.
    Mais quel en est le sens, à quoi cela peut-il servir, il s'établit alors ici au-delà du besoin grégaire, un désir marqué par le manque ? De quel désir s'agit-il ?


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    C'est avec un certain plaisir que je me propose de répondre à toute question qui serait susceptible de vous aider à mieux comprendre mes propos -- aussi n'hésitez pas --
    René Bommelaere

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