Démarche Analytique

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    Le féminin dans l'être

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    René Bommelaere
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    Le féminin dans l'être

    Message  René Bommelaere le Jeu 26 Mai - 6:38

    Le féminin dans l'être

    Le féminin dans l'être nous interpelle dans l'art du fallacieux, des faux-fuyants, du verbe, de l'estompage, de la défocalisation, de l'esbroufe. Il propose l'apogée du comme si, de la mascarade (pas sans parade) . Voilà à quoi peut servir le féminin en l'être, cette forme d'utilisation résulte, à ce niveau, de l'ensemencement de la bêtise universelle : par le commerce relationnel qui s'échange dans ce que l'on peut nommer -- l'émotionnel-les sentiments marqués par le désir --. Cela implique la prostitution de l'être, l'agressivité, la convoitise, la sécheresse, la futilité...
    Il propose là, l'argent facile, l'oisiveté, la soi-disant gloire, le vide, l'apparence puis toutes les formes de dégénérescences -- inconscientes et intenses -- voilà la façon de l'employer au quotidien dans notre vie, cela ne demande pas d'efforts...
    L'autre face du féminin, l'expression de la féminité de l'être, s'interpelle dans l'effort, parfois avec une certaine inconscience, ce sont d'ailleurs ces prémices qui peuvent nous inciter à s’y poser en conscience. L'effort donc de se positionner en attention afin d'accueillir les bases d'évolution de vie, d'écoute, d'appréhension de ce que nous avons à entendre, là, ce situent nos capacités de communications avec intelligence, à l'enseignements de vie, et les facultés d'éveil à la sensibilité qu'elle propose.
    La féminité nous permet de vibrer dans le plaisir de l'effort, celui de se construire, le plaisir d'y être pour quelque chose, là, par évidence nous sommes dans l'art, dans l'expression d'accueil de l'art, dans l'expression du sacré de la vie...
    Mais la seule façon -- dans la simplicité -- c'est de s’y poser, d'y être, d'accueillir, d'agir, en fait, tout simplement de vivre.

    « La femme » (le déguisement du féminin pour la gloire d'une supposée emprise) n'est qu'un leurre, elle n'a pas d'existence, de consistance, « la femme n'existe pas -- Lacan » comme d'ailleurs son pendant, son vis-à-vis, l'être femellisé qui se joue à l'homme, le petit homme des déesses mères, le pantin, l'automate, le guignol, le héros à maman...
    Ainsi pas de mascarade sans parade.
    Le tout -- dans l'inconscience -- tributaire des effets de suppléance, garant du délire collectif -- nous l'appellerons pudiquement fantasme, là, normalisés, estampillés, aveuglés par les artifices, nous pouvons en crever sans désirer le percevoir.
    L'Homme existe, mais comme l'Être ou le Sujet (porteur sexué mâle ou femelle) il suffit de décider d'advenir, d'y être pour quelque chose -- simplement humain --.

    Quand Jacques Brel avec perspicacité chante dans L'air de la bêtise, chanson pourtant la moins connue et une des plus – brillantes -- de ses oeuvres :
    « Les putains, les vraies, sont celles qui font payer, pas avant, mais après ! ».
    Il précise l'intentionnalité, le sens, mais là, c'est moi qui exprime et interprète : « l'institution du mariage civile ou/et de religion propose, absous et bénit la prostitution dans ce contexte ». Ne serait-ce pas une forme d'hypocrisie de ne pas vouloir l'entendre.
    De plus, le fait d'engagement -- à vivre ensemble -- interpelle les mêmes programmations.
    « Ni croire, ni ne pas croire, mais expérimenter ! » (Carl Gustave Jung) .
    C'est ce que j'ai fait, je fais, j’écoute et cela va de soi que la normalité sociale nous propose ces jeux dans toutes les formulations de couple...
    PS : La prostitution c’est au moins à deux sinon plus qu’ elle se vit…
    « Vendre son âme au diable » ceci n'est qu'une métaphore bien que... L'action explicite de la dite prostitution sur la voie publique en elle-même est un acte de commerce clair et précis. L'implicite et l'inconscient -- non reconnus -- sont porteurs de pathologies plus conséquentes. Là, la culture, la société, deviennent « La mère maquerelle », les églises fussent-elles millénaires en sont d’autres. La distribution des rôles oedipiens se propose – à tous les étages du groupe humain…


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    C'est avec un certain plaisir que je me propose de répondre à toute question qui serait susceptible de vous aider à mieux comprendre mes propos -- aussi n'hésitez pas --
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    Au quotidien, quels sont les sentiments qui nous animent ?

    Message  René Bommelaere le Ven 20 Avr - 6:41

    Au quotidien, quels sont les sentiments qui nous animent ?
    Variations sur les sentiments : D’insécurité, d'infériorité, d'impuissance, d'incomplétude, d'impureté, de culpabilité, d’injustice, de jalousie, d’exclusion, d’exclusivité, d’abandon, d’introjection, leurs compensations et surtout avec maladresse et inconscience leurs surcompensations.
    Nous percevons par suite, qu’il y a derrière cela, un désir d’emprise ( que nous distinguons progressivement) celui-ci est en fait le chef d’orchestre, le moteur de tous les jeux qui s’impliquent dans les compensations.)

    Le Sentiment d'incomplétude
    Le sentiment d'incomplétude est en nous tous, nous allons le découvrir et en prendre conscience afin de ne plus le laisser teinter nos relations.
    Ce sentiment nous propose de nous croire mutilés de quelque chose ( ou d'une présence ).
    Attendu que nous pouvons nous croire incomplets dans un domaine particulier, nos pensées, paroles et actes en seront automatiquement altérés.
    De la sorte, le sentiment de culpabilité s'y alliera de façon logique.
    Exemple : Si une petite fille croit qu'elle n'a pas l'endurance d'un garçon ( ce qui lui aura été inculqué ), elle en éprouvera un sentiment d'imperfection, de manque, (d'incomplétude ). Dans tout ce qu'elle entreprendra, elle se sentira par la suite, inconsciemment, coupable de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout. Le sentiment d'incomplétude nous parle toujours d'une connotation de "fautes" car que ce soit le soi-disant phallus, manquant pour la fille, représenté en certaine psychologie par la symbolisation du pénis et pour le garçon par le fait que l'on pourrait le lui " couper " nous renvoie à un châtiment " châtier ", "châtrer", castrer... 1

    La castration
    Tout cela précise de toute façon l'être dans sa virilité tronquée par ses croyances et l'inhibition d'action " pour soi "...
    -- La castration secondaire se manifeste dès que l'individu est sous la tutelle de son Surmoi; autrement dit, ne nous voilons pas la face, ce n'est pas le fait d'avoir ou de ne pas avoir quelque appendice ou réceptacle entre les jambes qui change l'emprise de notre imaginaire sur nous-mêmes.
    -- La castration primaire évoque entre autres une règle qui est qu'en tant que porteur de pénis, jamais dans ton corps ne sera présent et ne se développera un enfant.
    -- Pour la femme la castration évoque :
    Si tu ne portes pas ces " attributs dérisoires " symboles parfois désuets de la virilité, tu n'es pas un homme ".
    Elle impose également de fait l’altérité du Sujet. Et donc l’impossibilité de connaître l’autre, Je dois reconnaître mon impuissance quant à l’autre, je ne peux : ni l’aider, ni l’éduquer, ni le diriger, ni le guérir, ni l’aimer ; (cf. être soumis à la fonction Père, à la fonction phallique.)
    " EN TANT QUE "CASTRE "- HOMME OU FEMME - JE NE PEUX ÊTRE ET TENIR pour l’autre le rôle de PÈRE/MÈRE "

    1 à préciser , il s’agit de la castration secondaire, celle que l’on s’inflige, par l’accueil et l’acceptation des perceptions imaginaires de culture et de religions du groupe


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